L’Hypothèse du miroir

Mettant lui aussi la plume sur les tensions de l’être, François Muir, mort désormais, se rappelle à nous avec le deuxième volume de La tentation du visage. Entre neige et sang, ses poèmes tiennent serrées les extrémités de vivre. Dans « le prisme vacillant des jours », il savait surprendre « l’inaudible soliloque de l’être ». Ce poète mérite qu’on revienne écouter la force de ses rires et la sincérité de ses étourdissements.

(Pascale Haubruge, Le Soir)